PBS SMART : une stratégie disciplinée

Publié le 18 novembre 2014

 

Les apparences sont parfois trompeuses. En effet, un investisseur qui ne connaîtrait que la performance mensuelle des grands indices boursiers serait autorisé à penser que le mois d’octobre fut relativement calme, la performance des Obligations Internationales étant inchangée sur le mois alors que les Actions Internationales n’ont généré que 0.7%. Les Actions américaines et européennes ont pourtant connu les plus fortes amplitudes de prix intra-mensuelles (-8% et -12% respectivement) depuis le troisième trimestre 2011. Les Bons du Trésor US ont quant à eux subi un flash crash. Fort heureusement, il ne s’est agi en réalité que d’une correction en « V » puisque les Actions US ont déjà récupéré leur point haut alors que les Actions européennes sont encore à mi-chemin.

Dans ce contexte, comment a réagi le SMART ? La gestion disciplinée a permis d’éviter de sur-réagir durant cette phase baissière et donc de préserver le capital (baisse limitée de 0.3% en octobre). L’un des points forts de notre approche est justement d’offrir une réponse à la question la plus importante que se posent les investisseurs : « et si ? ». Et si j’achète et que le marché continue de baisser ? Et si je manque la reprise ? Et si mes clients retirent leur argent parce que je n’ai pas coupé mes positions à temps ? Et s’ils le retirent parce que je les ai fermées trop tôt ? Et si, et si, et si…

Par définition, on ne sait qu’après coup qu’un repli ne s’est pas prolongé ou qu’une tendance baissière s’est inversée. Pourtant, la différence entre investir et parier se fait par le recours à un processus discipliné, répétable et cohérent car nul ne peut prédire l’avenir. En d’autres termes, l’intérêt du SMART est justement qu’il n’essaie pas d’identifier les points de retournement de manière discrétionnaire. L’allocation ne prétend pas être optimale à un moment t, mais lorsqu’un changement de tendance intervient, les rebalancements successifs du portefeuille vont intégrer les nouveaux paramètres de marché pour se repositionner dynamiquement sur la bonne allocation.

On peut prendre le cas du Japon : le mois de novembre a apporté son lot de nouvelles structurantes pour le marché, notamment la décision du plus gros fonds de pension Japonais d’augmenter son allocation aux Actions domestiques. Le graphique plus bas détaille l’évolution du positionnement du SMART sur cette classe d’actifs durant les six derniers mois. Ainsi, la stratégie a capté la tendance qui s’est dessinée au cours des derniers mois, augmentant progressivement le poids des Actions japonaises pour atteindre la pondération maximum (7%) en octobre, soit quelques semaines avant la décision des autorités japonaises.

 

Part des Actions Japonaises dans le PBS SMART (Poche Actions)

Actions Japonaises 1

Banque Pâris Bertrand Sturdza SA

 

En conclusion, la faible dispersion des classes d’actifs et l’écrasement des rendements financiers a été un des faits marquant de cette année. Néanmoins la hausse de la dispersion (USD fort, fin du QE US, nouveau QE au Japon et en Zone Euro, sell-off sur le Pétrole, crise du Rouble) et les rotations au niveau des classes d’actifs (par style et région) devraient offrir un environnement favorable à la stratégie PBS SMART en 2015, alors que l’investissement passif entre dans une période de risque maximum avec des valorisations élevées sur l’ensemble des classes d’actifs